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Publié : 14 mai 2014

« Maitriser le chinois, c’est se démarquer sur le marché du travail »

INTERVIEW - Jean-Pierre Lorenzati, président de l’association France Chine Asie Education explique pourquoi l’apprentissage du mandarin vaut vraiment la peine…

Le mandarin poursuit son ascension. Selon Le Parisien dans son édition de mardi, le nombre d’élèves ayant choisi le chinois comme langue vivante a bondi de 400% en neuf ans. C’est désormais la cinquième langue la plus apprise dans l’Hexagone. Jean-Pierre Lorenzati, président de l’association France Chine Asie Education revient sur les bénéfices que peuvent tirer les jeunes d’une bonne pratique de la langue de Confucius.
A la rentrée 2013, 37.000 élèves étudiaient le chinois. A quel moment démarrent-ils leur apprentissage ?

De plus en plus de collégiens choisissent de l’étudier dès la 6e en classe bilangue. D’autres en font leur seconde langue étudiée dès la 4e ou leur troisième en seconde.
Leur motivation première est-elle d’accéder aux meilleures classes comme ce fut le cas il y a quelques années pour les élèves qui choisissaient l’allemand ?

Non car ce qui intéresse avant tout les élèves et leurs parents ce sont les aspects économiques. Ils savent que maîtriser le chinois c’est une manière de se démarquer sur le marché du travail. Car aujourd’hui pour bien s’insérer dans le monde actif, l’idéal est de maîtriser une langue européenne et une langue asiatique.
La maîtrise du chinois permet-elle vraiment de décrocher un emploi plus facilement ?

Oui car les entreprises françaises importent beaucoup de produits chinois et ont besoin de pouvoir négocier dans la langue de leurs interlocuteurs commerciaux.
L’apprentissage du chinois est-il accessible à tous les élèves ?

Il n’est pas recommandé pour un élève qui rencontre déjà des difficultés scolaires. Il vaut mieux le diriger vers l’espagnol ou l’italien.
L’apprentissage du mandarin est réputé difficile, est-ce exact ?

Ca n’a rien d’insurmontable, à condition de travailler régulièrement. Car l’assimilation repose sur la répétition. Mais le chinois est bien moins difficile que d’autres langues, car c’est une langue très syllabique, qui ne comporte pas de déclinaison. Au bout de deux ans, les élèves assidus peuvent parfaitement rédiger une dissertation ou participer à une discussion.
Les élèves parviennent-ils à entretenir leurs compétences en chinois dans l’enseignement supérieur ou ont-ils tendance à les perdre, faute d’entretien ?

De plus en plus de grandes écoles et d’universités développent des filières en chinois et nouent des partenariats avec des campus chinois pour envoyer leurs étudiants sur place. Par ailleurs, les étudiants sinisants ont souvent développé une passion pour la Chine et continuent d’eux même à pratiquer cette langue. Il existe d’ailleurs de nombreuses associations franco-chinoises qui permettent de le faire.
Propos recueillis par Delphine Bancaud

Photo MYCHELE DANIAU / AFP
Un cours de chinois au lycée.